Sur les pas de la dynastie Calukya en Inde du sud (543-753):

29 août
0

La dynastie Calukya  a régné sur une large partie de l’Inde du Sud et de l’Ouest, entre le Vie et le XIIe siècle.

 

Malegitti SivalayaSur le site de Badami. Temple le plus fameux 3° quart VII° siècle, temple de Malegitti Sivalaya (temple sivaïte). Il est construit sur un éperon rocheux. Temple qui par son plan, élévation et décor est dans la tradition de l’inde du sud, de type dravidien. D’après le plan : structure tripartite.

Partie plus importante : cella, demeure terrestre du dieu, Saint des Saint. Partie couverte par toiture plus élevée que les autres sections. Salle centrale : mandapa, salle de réunion, offrandes et prières. Et Est : petit porche d’entrée du monument. Ces trois sections sont récurrentes au cours de toute la période.

Cella toujours plus petite à usage exclusif des Brahmane, mais c’est aussi la partie la plus haute. Du type faux étage décroissant. Porche doté que de piliers. Mandapa a un toit plat. D’un point de vue physique : élévation du sol depuis l’entrée jusqu’à la cella : physique et spirituel. Toiture au-dessus cella, creuse. Pas de fonctionnalité.

 

Très grande diversité de l’architecture religieuse. Comme domaine Calukya à la frontière du domaine sud et nord, certains temples ont une toiture en sikhara.

Durga AiholeTemple de Durga à Aihole, fin VII° siècle.  Temple assez original, plan absidal atypique. Il appartient à la tradition du nord par sa toiture du sanctuaire avec forme incurvée avec des arrêtes, mais aussi petits arcs disposés en résilles, et amalaka. Monument assez complexe dans son organisation en plan. Mandapa circonscrit par un péristyle. Élévation jusqu’au niveau de la cella, partie latérale couvertes de dalles plates. A l’avant : porche d’accueil. Sous le péristyle, niches ou s’inscrivent des divinités disposées entre pilastres. Principe dravidien ici mis en œuvre, donc mixe entre le type du sud et du nord. Une des sculptures : Durga destructrice du démon buffle. On ne sait plus à qui était dédié l’édifice car plus la statue dans la cella. Art assez opulent, riche. Proportions relativement tassées.

 

temple lad khanType très simple, il n’y a pas au niveau de la cella un toit élevé, il est dit à toit plat, fin VII° siècle, temple de Lad Khan à Aihole. Temple transformé en maison d’habitation par les musulmans. Il n’y a pas d’accès à la cella sur le toit. Peut être purement symbolique. Il y a aussi au rez de chaussée, un tout petit espace avec un linga, peut être aménagés après la construction du monument. Nombreuses ouvertures et écrans de pierres sculptés à jour. Décor très riche, surtout niveau porche, sur piliers : couple d’amoureux : mithuna pour exalter la beauté du temple. Sur les murets de pierres : vases d’où s’échappent des feuillages : élévation spirituelle, en accord avec effets produits par monument sur les fidèles. A gauche, une déesse, debout sur tortue : déesse Yamuna, donc certainement autre extrémité du porche : déesse Ganga sur son makara, pour purifier virtuellement les fidèles qui rentrent dans le temple.

 

 

Au VIII° siècle : Architecture de Pattadakal, 3° grande ville royale. Temple principaux sont datés du VIII° siècle, puissance politique considérable dans tout le sud de l’Inde.

 

PapanathaTemple de Virupakasa, 733-744 construit par une des épouses du roi. Ce sont souvent les reines, reines mères, princesses, qui sont les commanditaires de temples. Ce sont souvent les plus importants. Monument de type dravidien : pilastres etc… Richesse, foisonnement de détails nouveaux. Sens d’évolution au sein d’un même art, va du simple au plus complexe.

Plan aussi développement qui résulte d’une volonté de magnifier la demeure terrestre de la divinité. Cella surmontée de toit à faux étages décroissants. Très vaste mandapa avec porches de tous les côtés (sauf celui qui donne sur cella). Dans l’enceinte du temple : édicule ou est abritée une statue du taureau, monture du dieu. Temple sivaïte. Enceinte elle-même est accessible par gopura : accès. Détails mur est : typique inde sud : pilastres et niches divinités alternant avec fenêtres. Au-dessus de la corniche frise d’édifices en réduction. Détail : représentation de Siva dansant. Formes pleines, souples, rondes typiques de la dynastie.

 

 

VirupakasaA Pattadakal également : temple de Papanatha, sivaïte. Fin VII° siècle, première moitié VIII° siècle. Cella précédée d’un vaste mandapa double. Mais originalité, sur sanctuaire : sikhara avec pierres amalaka. Niches avec divinités. Pilastres ne vont pas de la base à la corniche,  surmontés de frontons avec candrasala. Dans les niches : scènes narratives. Illustration d’une des deux épopées hindoue : Ramayana. Héros sont des divinités. Toujours contexte religieux. Exalte vertu du bon souverain. Exaltation de la personne, le héros se compare à Visnu, c’est un de ces avatars. Étrange puisque temple sivaïte. Épopées ont une valeur universelle. Dans les pays bouddhistes modernes, le ramayana toujours un thème iconographique important.

 

 

Pour aller voir ses merveilles architecturales sur place il faut se munir d’un visa Inde, en remplissant u    n formulaire spécifique sur internet. Pour tout renseignement, visiter le site de l’ambassade de l’Inde peut toujours être utile.

Add comments: